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 Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin

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Shay Davis

Shay Davis


▲ Messages : 88
▲ Points : 3985
▲ Age IRL : 39
▲ En réalité, je suis : Shéhérazade, femme de Barbe Bleue
▲ Logement : Ouest de la ville
▲ Emploi / études : Ecrivain

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MessageSujet: Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin   Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin EmptyVen 9 Oct - 19:41


Shay Davis

Feat. Adriana Lima


CHAPITRE I

Ma vraie nature
♦ Nom : Sultane ♦ Prénom(s) : Shéhérazade ♦ Date de naissance : 31 juillet 1983 ♦ Âge : 32 ans ♦ Lieu de naissance : Arabie ♦ Lieu de résidence : Arabie, Forêt Enchantée ♦ Métier, activité : Sultane ♦ Statut social : Mariée ♦ Groupe : Bad Guys ♦ Univers du personnage : Mille et une nuits, Barbe Bleue

Je suis qui je suis.
Au niveau du caractère, lorsque Shay réfléchit trop, elle se pince la lèvre inférieure. Si elle a peur, elle touche son pendentif pour se rassurer. Elle montre rarement les émotions qui peuvent la trahir, une éducation reçue de son père pour ne pas être pris au dépourvu. Elle préfère le chocolat au café, est très tactile et sociable, même avec les gens qu'elle ne connaît pas. C'est également une femme altruiste et patiente, sociable et gentille. Elle passe les autres avant elle et croit dur comme fer à ses valeurs. Shay a une très bonne élocution et est une diplomate hors paire. Mais elle ne pense jamais à elle et se sacrifie souvent pour ceux qu'elle aime. C'est en tout cas ce que tout le monde pense d'elle. En vérité, Shay est une personne égoïste, narcissique, égocentrique, susceptible, impulsive et surtout, elle est très manipulatrice. Mais elle est très intelligente et sait pertinemment que caresser dans le sens du poil et paraître fragile et gentille marche toujours. Conclusion : elle est la dernière personne qu'on penserait mauvaise.

C'est ma tête.
Une longue et épaisse crinière ébène tombant sur des épaules relativement frêles, Shay ne laisse assurément pas indifférent. C'est une femme d'une grande beauté et malgré le fait qu'elle vienne de passer la trentaine, la jeune femme à encore l'apparence d'une jeune femme de vingt ans. Sa peau est halée aussi bien en été qu'en hiver et ses lèvres pulpeuses en font mourir de jalousie plus d'une. Elle possède de longues jambes galbées qui lui donne une taille de guêpe, en plus de ses formes généreuses. La seule chose la plus surprenante chez elle, c'est les yeux qu'elle possède : des yeux aussi argentés que la lune dans la nuit obscure. Elle possède un petit pendentif en forme de tête de lion dont la crinière est un soleil, emblème de son royaume.

J'ai des convictions
Elle n'a pas vraiment de camps pour le moment, disons qu'elle travaille "à son compte". Elle est beaucoup trop méfiante pour faire confiance à qui que ce soit. Mais disons que si elle devait choisir, elle ne serait certainement pas une amie du camp de la famille d'Emma Swan. Sauf s'ils peuvent lui apporter quelque chose...

Ces principaux ennemis sont d'abord ce mystérieux inconnu qui a volé sa maison et a expédié son mari dans une ville lointaine. Ensuite, Regina qui a fait une alliance avec son époux pour tuer de nombreuses femmes et qu'elle voit comme une rivale puis surtout son mari qu'elle a fini par trahir (s'en débarrasser serait plus juste...) et avec qui les relations finirent par être houleuses. Elle souhaite plus jamais recroiser la route de Schariar, retrouver Merlin, sa sœur, son père, en espérant qu'ils soient toujours vivants. Retrouver et réparer sa clef. Oui, vous avez bien entendu, sa clef qui se révèle être une clef magique donné par Merlin il y a des années, bien avant qu'elle se marie, lorsqu'elle voyageait. Sa clef a fini par disparaître lors de la malédiction de Regina (et qui se trouve maintenant dans la boutique de Mr Gold). En plus de sa clef, elle possédait une lampe magique dont deux de ses vœux ont été fait. Le dernier est au même endroit que sa clef.

Les contes qu'elle raconte lors des mille et une nuits, elle en a souvent été témoin. Des monstres, des génies, des sorcières, des endroits magiques, disons qu'elle a souvent été confronté à la magie. Un autre petit secret la concernant : elle se révèle être une sorcière vaudou héritée de sa mère.

Autre chose de particulier ?
Si tu n'aimes pas, je t'aime... Si je t'aime prends garde à toi !


CHAPITRE II

Mon nouveau moi à Storybrooke
♦ Nom : Davis ♦ Prénom(s) : Shay ♦ date de naissance : 15 septembre 1983 ♦ Âge : 32 ans ♦ Lieu de naissance : Storybrooke ♦ Lieu de résidence : Storybrooke ♦ Métier, activité : Gérante d'une maison d'édition ♦ Statut social : Célibataire


Ma nouvelle vie

Dans sa nouvelle vie, Shay était une personne froide, méfiante et réservée qui vivait en autarcie en pleine forêt à l'ouest de la ville. Elle n'avait pas d'amis, n'en voulait pas et se montrait désagréable avec qui tentait de l'approcher. Elle tentait d'avoir des relations cordiales avec ses clients mais c'était tout. L'arrivée d'Emma Swan avait certes chamboulée la ville mais dans son petit cocon loin de tout, Shay continuait son train-train quotidien.


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MessageSujet: Re: Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin   Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin EmptyVen 9 Oct - 19:47




CHAPITRE III

Le sort de l'Auteur
♦ Nom : Davis ♦ Prénom(s) : Shay ♦ Date de naissance : 15 septembre 1983 ♦ Âge : 32 ans ♦ Lieu de naissance : Storybrooke ♦ Lieu de résidence : Storybrooke ♦ Métier, activité : Gérante d'une maison d'édition♦ Statut social : Célibataire

Derrière le miroir
Le sort noir de Regina avait fait ressortir les vraies manières de Shay, mais cette fois, le monde est à son avantage. Sa situation n'a en rien changé mais elle se trouve être une vraie gentille fille serviable qui aurait pu faire partie des héros et qui pourrait se sacrifier pour un innocent (du moins, jusqu'à la fin de la malédiction où elle reprendra son dessein maléfique). Elle se trouve être très sociable et agréable, elle reçoit du monde, fait son possible pour que le petit auteur autodidacte réalise son rêve et rêve elle-même de la paix dans le monde, c'est pour dire. Ah, et c'est une féministe très engagée, ça vous étonne ?


CHAPITRE IV

Voici mon Histoire
« Ma tendre Dinarzade,

Voici la dernière histoire que je te conterais sûrement... Ce conte, cette fois, n'est pas un des contes dont j'ai été témoin ou dont j'ai ouïe dire... Cette histoire est la mienne, la suite de celle que tu connais déjà. Je t'en pris, pardonne mes erreurs au cours de ce long périple. Je pensais être une personne bien, je pensais avoir gardé ce statut de sauveuse des peuples, mais je me suis trompée. Je suis devenue aussi vile que n'importe lequel des méchants que je cite dans mes récits, je suis faible, maintenant, je ne suis plus la sœur que tu as connu. Le désespoir fait faire des choses terribles au plus sage des hommes.
L'arrivée de cet homme fut un véritable fléau pour notre famille et plus que cela, pour notre peuple. Je ne suis qu'une conteuse, un vrai sauveur des peuples sait être courageux et vaillant... J'ai bien peur de ne pas être à la hauteur. Je pensais que le sultan, mon époux, nous sauverait, que c'était sa tâche à lui, que je n'étais qu'un intermédiaire, quel mauvaise intermédiaire suis-je !
Lorsque l'homme arriva au palais pour prendre le trône de mon époux...

Il faisait nuit et bien que cette nuit d'Orient soit chaude, j'avais des frissons qui me parcouraient l'échine. De la terrasse de ma chambre nuptiale, je pouvais apercevoir la ville qui brûlait. Devais-je croire que nous étions maudit ? Depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, les malheurs ne cessaient de s'abattre sur notre royaume. J'étais diplomate grâce à un père vizir qui m'avait donné une bonne éducation, une éducation qui m'avait permis d'apaiser les colères de notre sultan. Nous avions vécu prospère durant des années, jusqu'à ce que le sultanat se fasse attaquer par un homme dont nous n'avions jamais entendu parler jusqu'alors. Il avait attaqué aussi rapidement que pouvait le faire la mort, Mort qui accompagnait ses faits et gestes. Il essayait de prendre notre territoire par la force et ce soir, il entrait dans notre palais.
Je rejoignais rapidement la salle du trône où le débat avait déjà commencé. Les insultes frappaient et les gardes tentaient tant bien que mal de tenir un mur entre l'armée de l'homme et mon époux.
- Cesse de te cacher derrière tes hommes ! Cria-t-il. Malheureusement, mon époux était fier. Ils entamèrent un combat acharné. Le sultan avait l'avantage sur l'autre homme, mais l'homme était malhonnête. Il jeta un petit haricot qui paraissait inoffensif et alors que celui-ci tombait au sol, un énorme gouffre coloré s'ouvrit et aspira mon mari. J'étouffais tant bien que mal mes cris de stupeur et de colère. Mon père, qui avait vu toute la scène, me pris par le bras et s'enfuit avec moi pour échapper au cruel homme.
Je hoquetais, mes larmes noyaient mes joues, le goût salées de celles-ci venaient s'ajouter à la cendre fictive qui tapissait ma langue. J'étais effondrée, je pensais que j'avais perdue mon mari à tout jamais. De plus, le royaume ne m'appartenait plus, le sultan était tombé et moi avec. Je n'étais plus qu'une fugitive décorée de pierres et d'or. Nous tournions dans un couloir vide et mon père en sortie une clef qui ne m'était pas étrangère qu'il entra dans ce qui n'était qu'une simple porte de placard. Mon père en sortie une lampe et me la tendit, ainsi que la clef.
- Sèche tes larmes, Shéhérazade, tout n'est pas perdue. Reprends ta clef et cette lampe. Je l'ai conservé en lieu sûr au cas où un problème surviendrait.
Je n'arrivais pas à calmer mes pleures, que devrais-je faire de tout cela ? Où pourrais-je bien aller ? J'étais cernée... Mon père encadra mon fin visage de ses énormes mains et fit disparaître mes larmes grâce à ses pouces. Je le regardais et mes yeux aux couleurs de lune traduisait suffisamment ma détresse pour que je ne dise quoi que ce soit.
- Calme toi. Écoutes ton cœur. Il n'est pas mort, il est entrée dans une porte, similaire à celle de ta clef. Retrouves le et sauve nous.
À peine ai-je eu le temps de réaliser ce qu'il venait de me dire que des hommes surgirent au bout du couloir. Mon père me poussa en me soufflant d'être courageuse, sortit son sabre et fit face aux hommes. Je courrais. Comme il me l'avait suggéré, j'avais décidé de retrouver mon mari et de tous les sauver. Ma sœur et mon père étaient prisonniers, je me devais de mener cette mission à bien. C'est alors que l'homme me barra le passage. J'eus un mouvement de recul et fit tomber la clef entre nous. Nous la regardions quelques instants, moi incrédule, lui assoiffé et avant même qu'il puisse comprendre, je me jetais au sol, attrapais la clef et glissait entre ses jambes. Un mur arrêta ma glissade et lorsque je me levais, il s'était déjà retourné. Je courrais plus vite que je ne le pouvais, ce qui était difficile avec tous mes voilages. Deux gardes apparurent et je réussis à tourner à un couloir avant qu'ils ne m'attrapent. Le couloir était un cul-de-sac, mon seul espoir était cette porte, face à moi. Il était tout près, je savais qu'il me talonnait, il touchait mes voiles du bouts des doigts. Je fis tomber un petit meuble au passage pour gagner du temps, inséra la clef dans la serrure et ouvrit la porte qui montrait un paysage qui ne ressemblait en rien à celui d'Orient. C'était une grande forêt qui s'étendait plus loin que mes yeux ne pouvaient le voir. Je vis l'homme tout près, je me jetais dans la porte en refermant celle-ci sur moi et quand il la rouvrit, il ne vit qu'une simple chambre.

Après quelques jours dans la forêt, j'avais réussi à me procurer, (illégalement, certes) des vêtements appropriés. J'avais passé mes nuits à dormir à la pleine lune, malgré l'endroit hostile et inconnu où je errais. Si je devais le comparer à notre cher empire, je pourrais dire qu'il y faisait plus froid et que les coutumes des habitants avaient certes l'air différentes mais on pouvait en grattant la surface, y trouver quelques similitudes avec nos sujets. Ils étaient cependant dans une précarité accablante, la misère était imprimée sur leurs visages et le nom d'une souveraine impitoyable brûlait les lèvres. Je me demandais bien ce que la vie lui avait fait endurer pour qu'elle ait une réputation aussi mauvaise que celle de mon époux dans le passé.
Outre cette Méchante Reine, j'avais rencontré dans mon errance des gens formidables et accueillants, qui partageaient parfois leurs repas avec moi. Après avoir vendu quelques bijoux que je portais lors de ma fuite, j'avais pu bénéficier de quelques nuits dans une auberge modeste, dans l'espoir de retrouver mon sultan. Malgré mon optimisme parfois démesuré, je savais peu à peu que mon rêve ne se réaliserait pas. J'étais coincé dans une contrée inconnue, avec le poids d'un royaume à sauver sur mes frêles épaules.

Un jour,

Il était tard et je m'étais assoupie sur la berge d'une rivière paisible. Je me hâtais de retrouver l'auberge mais la nuit tombait déjà et je fus vite perdue. Le froid me saisit rapidement et mes pauvres couches de vêtements ne suffisait pas à calmer mes grelottements.
J'entendais soudain un hurlement ; non pas d'homme mais d'animal, celui d'un loup plus précisément, qui m'avait fait trembler plus encore que le froid. Ils étaient tout près et c'est leurs grognements, à présent, qui résonnaient à mes oreilles. J'étais paralysée et je tentais en vain de retrouver le contrôle de mes membres aussi durs que l'acier. C'est quand leurs babines retroussées étaient apparues que je réussis à prendre la fuite : c'était une course effrénée où l'instant de survie était plus fort que n'importe lequel de mes sentiments ; instinct de survie qui allait de paire avec mon angoisse et qui ne me fit par remarquer que je perdais par mégarde ma lampe, la chose la plus importante que j'avais dans ce monde, la seule chose qui pouvait nos sortir d'ici. Car ma clé avait évidemment une faille, comme certains moyens de passage, elle permettait d'ouvrir n'importe quelle porte, mais pour ce qu'il était de voyager d'un monde à un autre, la clé permettait le même nombre de voyage aussi bien à l'allée qu'au retour. J'étais venue de Perse seule, mon mari ne pouvait utiliser la clé au retour.
Après m'être sortie saine et sauve de ce périple, j'avais en vain cherché la lampe. Durant des jours et des nuits, elle restait introuvable et avoir été perdu faisait d'elle une lampe sans maître. Une autre personne pourrait facilement se l'acquérir et une fois les trois vœux faits, elle s'envolerait et serait définitivement introuvable.

Par chance, j'avais réussi à retrouver mon époux qui avait réussi, contrairement à moi, à bien s'établir. Ses fonctions de sultan lui avaient permis de m'être à profit ses quelques talents de diplomates pour épater quelques personnes : même si Schariar avait été une mauvaise personne, il fut avant tout le fils de son père : un bon souverain aux nombreux talents qui s'étaient malheureusement fait avoir par la vie.
Un petit poids tombaient de mes épaules en le retrouvant. Mais je dû lui apprendre la terrible nouvelle qui le laissa longtemps furieux contre moi. Il avait finalement mis un stratagème en place. Je devais parler aux personnes susceptibles d'avoir eu la lampe (facilement reconnaissable, un souhait ressort souvent de l'environnement où vous vivez de part son extravagance) et si je les pensais détenteurs de celle-ci, Schariar s'en occuperait. Je fus accablée de voir quel stratagème il utilisait. Il m'avait peu à peu mise de côté pour s'allier avec la Méchante Reine (en lui mentionnant évidemment la lampe et lui promettant un vœux). Ces deux âmes noires firent alliance pour retrouver la lampe : mon époux utilisa le même moyen de pression que jadis dans notre empire : il choisirait une femme pour la nuit qu'il étranglerait le lendemain si personne ne donne des informations ou ne lui rapporte la lampe. Il utilisait ma clé pour y mettre les corps de toutes ces pauvres femmes, ne sachant pas où les mettre. La reine, elle, utilisait sa magie pour tenter de la retrouver. On lui donna le nom de Barbe Bleue, en rapport avec la barbe si noire qu'elle possédait quelques reflets bleutés propre à l'Orient.
Les disputes entre lui et moi se multiplièrent : il avait bafoué notre mariage dans un désir de vengeance, il avait mis de côté nos valeurs et était retombé aussi bas que je l'avais trouvé jadis. Son cœur était bien trop charbonneux pour pouvoir le raisonner avec quelques unes de mes histoires. L'hostilité entre nous était bien trop grande pour nous entendre : je partis de son manoir avec ma précieuse clé et continuais mes recherches de mon côté pendant qu'il continuait sa tuerie, certaine que si je la retrouvais rapidement, j'arrêterais tout ça.
Et finalement, je fus la plus chanceuse des trois. Je rencontrais un jour une femme charmante, aux cheveux carmin et à la peau laiteuse qui pleurait et s'apitoyait sur son sort. Je vins la réconforter et chaque jour, nous discutions de nous. Ce que j'aimais dans nos discussions, ce que nous en disions peu, mais juste assez pour ne pas dévoiler les secrets qui nous rongeaient et ça nous suffisait amplement pour construire, malgré ce climat particulier, une belle amitié.
Après une énième recherche, je rejoignais la petite maison de mon amie. C'est avec effroi que je découvrais les gardes qui l'avaient capturés : elle était la prochaine victime de mon abominable mari, aussi innocente soit-elle et par ma faute, elle allait mourir. Je me hâtais de rejoindre le château discrètement et réussit avec brio à atteindre le cachot qu'elle occupait. Je me souviens encore parfaitement :

Assise devant les grilles de mon amie, je pleurais à chaudes larmes, tandis qu'elle essayait de me calmer. Rares étaient les fois où je perdais le contrôle de moi-même – mon père avait veillé de près à mon éducation qu'il voulait irréprochable - mais la culpabilité était beaucoup trop forte et la hantise de perdre la seule personne qui me comprenait un tant soit peu était terrible pour moi ; depuis que j'avais quitté mon royaume, je n'avais plus le contrôle de rien. Moi qui pensais pouvoir tout régler, la vie m'avait donné une leçon pour me montrer qu'elle peut aussi bien donner que reprendre : elle avait repris ma chance.
J'avais eu le courage de tout lui avouer et c'est abasourdie qu'elle avait accueilli la vérité. Elle n'avait pas mentionné l'affaire et c'est son visage qui traduisait ses pensées qui me fit le plus de peine : était-elle en colère contre moi, mon mari, ou nous tous ? J'étais persuadée d'avoir perdu mon amie pour toujours. Elle finit par se redresser, sortir trois minuscules rubis d'un système complexe de son pendentif : c'était les vœux de la lampe.
Depuis le début, j'avais la détentrice de la lampe et je ne m'en étais pas doutée une seule seconde. Je compris enfin ses remords : détentrice cachée, elle mettait en danger les autres en ne se dévoilant pas. La jeune rousse m'avoua que j'avais été un soulagement pour son cœur, malgré mon histoire. Entre ses doigts se trouvait l'un des trois rubis. « Je souhaite que Barbe Bleue, s'il trouve la lampe ou ses vœux, soit maudit. » Le petit rubis s'agita avant de disparaître. J'étais choquée. Méritait-il vraiment un tel traitement ? Aussi détestable soit-il, une grande partie de ma vie était avec lui, comment pourrais-je me passer de lui et laisser mon époux se faire avoir ? Alors que j'étais dans mes pensées, elle agita l'un des rubis sous mon nez. « Il est à toi Shéhérazade, sauve toi de lui. » Je le pris sans trop comprendre et avant même de pouvoir formuler la moindre phrase... « Je souhaite vivre loin de la Forêt Enchantée ». Aussitôt dit, aussitôt fait, elle avait disparu, me laissant avec le dernier vœux qui aurait pu sauver bien des femmes.

J'étais dans une terrible impasse : il m'était impossible de le donner à mon époux, je refusais fermement de le passer à la Méchante Reine qui aurait pu faire quelque chose d'horrible et pire encore, un souhait n'était pas suffisant pour tout remettre en ordre. En avais-je seulement l'envie?C'est en m'enfuyant du château que je fus surpris par les discipline de la Reine. Son merveilleux miroir avait vu ma conversation avec mon amie et la Reine envoya ses gardes pour reprendre le vœux. Elle était au courant des dangers qu'encourrait Schariar, mais elle n'en avait cure. Je tentais tant bien que mal de les semer et se fut dans la forêt qu'ils perdirent ma trace. Schariar serait très vite prévenu et moi, très vite condamnée. Je montais à un arbre et réfléchissait des heures afin de trouver un moyen de m'en sortir.

« Quinn, je te promets de trouver un moyen de quitter la Forêt Enchantée. » Du haut de mon arbre, je voyais une jeune femme dépassée et triste. Elle soupira longuement avant de l'embrasser et de lui faire promettre de faire le plus rapidement possible. Il hocha la tête et après s'être dit au revoir, elle s'enfonça dans les bois. L'homme soupira longuement en regardant le sol.
Je sortis ma clé de ma poche et siffla pour lui faire lever la tête : « Je crois que j'ai ta clé de sortie. »

Après être descendue de mon arbre, je lui expliquais la situation, certes incongrue : en échange de son aide pour stopper une bonne fois pour toute mon mari, je lui laisserais la clé pour fuir avec sa belle. Il était d'abord réticent, certain que je bluffais, il ne croyait pas que mon mari était Barbe Bleue et demandait de lui prouver les pouvoirs de ma clé. « Elle marche sur une porte, la première que nous croiserons nous amènera directement chez mon mari, tu verras qu'elle marche. » Je finis par le supplier, lui jurer qu'il aurait son dû et que s'il ne me sauvait pas, j'étais perdue. Je crois sincèrement qu'il avait pitié de moi plus qu'il ne m'avait cru. Durant la route, nous parlions de notre passé. « Will » m'apprit qu'il était un voleur fou amoureux d'une noble et qu'il rêvait d'une vie heureuse. Les parents de la jeune femme étaient un obstacle et ils devaient s'en aller. Je lui racontais aussi une partie de mon histoire et nous finîmes par trouver une première porte, la porte d'une petite ferme abandonnée. Une fois la clé dans la serrure, la porte nous laissait entrer dans le manoir sombre et austère de mon mari.
Discrets comme des souris, nous avions réussi à nous faufiler jusqu'au salon où mon mari lisait. Will attrapait une petite statuette et une fois derrière lui, il l’assomma avec celle-ci. Nous le traînions tant bien que mal jusqu'au couloir, j'ouvrais la salle magique où Schariar avait entassé les cadavres des jeunes filles et en me retournant, je fus surprise de voir que Schariar était bien éveillé et qu'il menaçait Will. Sous la surprise, j'avais lâché ma clé et alors que je voulais la ramasser, il accentuait la pression qu'il avait sur lui.
« Tu t'apprêtais à me trahir comme ma toute première femme, Shéhérazade ? » me lança-t-il sanglante. « Faut-il que je te réserve le même sort qu'à toutes les autres ? ». Je le suppliais du regard de laisser partir l'homme. « Non, Shéhérazade, pas cette fois. Il va payer pour toi. » Et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, je sortis le minuscule rubis de mon corset. Satisfait, il lâchait Will, tendit le bras pour que je lui donne le vœux tout en écrasant minutieusement la clé pour qu'elle soit hors de nuire. « Donne le moi Shéhérazade. » Je pinçais légèrement les lèvres et laissais tomber le vœux dans sa main. Il la regardait avec satisfaction et à peine avait-il entre-ouvert les lèvres que subitement, le minuscule rubis entra dans la paume de sa main pour y rester incrusté. D'énormes chaînes le saisir, le traînèrent jusque la salle aux cadavres et la porte se claqua. Quand je l'ouvris à nouveau, elle ne donnait que sur un simple placard.

Suite à ça, j'avais tout perdu : mon amie avait disparu, ma promesse envers Will n'était pas tenue, mon mari était maudit par mal faute. Je vécus comme une captive dans la Forêt Enchantée jusqu'à ce qu'un étrange nuage nous engloutisse tous : jusqu'à ce que la vie me maudisse à son tour. »


Je déposais ma plume sur mon bureau en soufflant tranquillement sur le long récit que j'avais fait à ma sœur. De A à Z, j'avais réinventé mon histoire et personne ne me soupçonnerai. Après ça, on ne pouvait pas nier que j'étais un auteur talentueux...


CHAPITRE V

Et toi derrière l’écran ?
Maintenant, apprenons en un peu plus sur moi. Je m'appelle Julie. Et j'ai 21 ans. Mais tout le monde m'appelle Sherinn. J'ai de nombreuses passions (ou pas) dans la vie qui sont [b]regarder des films et des séries, comme Game of Thrones, Walking Dead, Doctor Who, Breaking Bad, Salem et bien sûr Once Upon a Time, j'aime aussi lire et écrire, évidemment ! Je fais du RPG depuis neuf ans. Et j'ai découvert ce forum par facebook. Et je le trouve génial ! J'aurai une présence moyenne de 4/7 jours. J'ai choisis de prendre Adriana Lima comme avatar pour représenter mon personnage et il s'agit de mon premier compte(s). J'ai bien lu le règlement et je sais que le code à mettre dans ma fiche est True love kiss will break any curse.

À très vite



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MessageSujet: Re: Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin   Shay Davis - Il n'y a point d'autres sciences que celle du destin EmptySam 10 Oct - 16:55


FÉLICITATIONS !


Tes premiers pas chez nous...
Tu peux maintenant nous rejoindre pour jouer ! Mais avant ça, n'oublie pas de recenser ton avatar, nous indiquer quel métier tu exerces et surtout, déposes tes cartons en ville, tu n'es pas prêt de nous quitter ! Tu devras également nous faire part de tes connaissances et nous lister tes jeux !


Bonne continuation !
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